PROTOCOLE GP

89,05 → 77,00

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PROTOCOLE GP

89,05 → 77,00

16 semaines · 31 août → 20 décembre 2026 · 5 séances : 2 salle + 3 maison

Le poids n'est pas la cible : la cible, c'est garder les 12,9 kg de protéines pendant que les 24 kg de gras descendent. Tout le protocole est construit autour de ça — tension mécanique, surcharge progressive mesurée au tonnage, et un déficit assez petit pour que le muscle reste.

Trajectoire de poids

Ta courbe réelle contre la trajectoire à tenir. La marche de 1,5 kg en semaine 1 est normale et n'est pas du gras : c'est l'eau retenue avec le glycogène qui part dès qu'on baisse les glucides. À partir de la semaine 2, le rythme réel est de 0,70 kg par semaine.

Poids relevé Trajectoire cible

Les séances de la semaine

Quatre séances cochées = semaine réussie, cinq = semaine parfaite. La séance E du samedi est la seule sacrifiable : elle sert la dépense, pas le muscle. En semaine 1 tu fais deux séries de moins par exercice, en semaine 2 une de moins : on ne passe pas de zéro à cinq séances complètes sans payer la note en courbatures et en abandon.

Assiduité sur les 16 semaines

Coche ici les séances de n'importe quelle semaine, y compris passée. C'est cette grille, et pas la balance, qui explique la courbe trois semaines plus tard.

Pesée hebdomadaire

Une seule pesée par semaine, le même jour, le matin à jeun, après être allé aux toilettes. Le poids quotidien ment ; le poids hebdomadaire, non.

Charges de travail

La règle : tu montes la charge seulement quand toutes tes séries atteignent le haut de la fourchette. Note les reps de ta dernière série — la colonne de droite te dit quoi faire.

Tonnage salle

Tonnage d'une séance = somme de (charge × reps) sur toutes les séries. C'est la mesure objective de ta surcharge progressive : si le tonnage ne monte pas d'une semaine à l'autre, tu n'as pas progressé, quoi que dise le miroir.

Note de la semaine

La semaine type

Cinq séances, et l'ordre n'est pas décoratif : lundi jambes pures (zéro travail de bras) pour pouvoir tirer lourd dès le mardi ; jeudi haut du corps, puis vendredi jambes à nouveau pour que coudes et épaules récupèrent. Chaque groupe est touché deux fois par semaine, avec au moins 48 h entre les deux. C'est ce qui te permet de passer de 4 à 5 séances sans casser.

JourContenuDurée
LundiSalle Séance A — Jambes60 min
MardiMaison Séance B — Tirage + poussée poids de corps45 min
MercrediRepos actif — marche 45 min, mobilité épaules et hanches45 min
JeudiSalle Séance C — Haut du corps60 min
VendrediMaison Séance D — Chaîne postérieure + jambes45 min
SamediMaison Séance E — Densité, ou tennis35 min
DimancheRepos complet. Pesée du lendemain matin.—

Les trois règles de surcharge progressive

1 — Double progression (barres et machines). Tu choisis une charge qui te met au bas de la fourchette avec la réserve du bloc en cours. Chaque séance, tu ajoutes 1 rep. Quand ta dernière série atteint le haut de la fourchette — c'est la plus fatiguée, donc si elle y arrive, les précédentes aussi — : +2,5 kg sur le haut du corps, +5 kg sur le bas, et tu redescends au bas de la fourchette. C'est cette dernière série que tu notes dans le carnet.
2 — Tractions. Tu es à 4-7 tractions strictes : tant que ton max est sous 10, tu notes juste le nombre de reps de ta dernière série en séance B, et c'est lui qui doit monter. Le jour où ton max atteint 10, tu passes au lest : +2,5 kg, et elles rejoignent la règle 1 comme n'importe quel exercice chargé.
3 — Densité (kettlebells 16 et 20 kg). Tes charges sont fixes : la progression passe par le repos, qui descend de 90 s au bloc 1 à 45 s au bloc 4. Sois lucide sur ce que ça produit — réduire le repos améliore le conditionnement et la dépense, pas la tension mécanique. C'est pour ça que la vraie progression musculaire se joue sur les séances A et C, en salle, et que les kettlebells sont un complément, pas le cœur du programme.

Les 4 blocs

Trois semaines de montée, une semaine allégée. La semaine allégée n'est pas une récompense, c'est ce qui rend la suivante possible : le muscle se reconstruit pendant qu'il n'est plus agressé.

Ce qui doit avoir changé à chaque étape

  • Fin du bloc 1 — dimanche 27 septembre, ~85,4 kg — tu as une charge de départ notée sur les 14 exercices et zéro séance manquée. C'est tout. Ne cherche pas de records ce mois-ci : la seule chose que tu construis, c'est l'habitude.
  • Fin du bloc 2 — dimanche 25 octobre, ~82,6 kg — ton tonnage salle a pris 10 à 15 % depuis la semaine 3. Ton max de tractions a bougé.
  • Fin du bloc 3 — dimanche 22 novembre, ~79,8 kg — c'est le bloc le plus dur : douze semaines de déficit cumulé, charges au plus haut. Tu vas vouloir arrêter. Le tonnage doit au minimum tenir — s'il tient à −9 kg de poids de corps, tu as gagné.
  • Fin du bloc 4 — dimanche 20 décembre — semaine de test et mesure complète sur la balance. La ligne à regarder n'est pas le poids affiché, c'est la masse grasse : objectif sous 20 %.

Ta cible quotidienne

Moyenne sur 7 jours, pas jour par jour.

Calories2 150 kcal
Protéines — non négociable155 g
Lipides70 g
Glucides — autour des séances225 g
Pas par jour9 000 pas

Le calcul, pour que tu saches d'où ça sort

À 30 ans, 1,72 m, 89 kg, ton métabolisme de base est de 1 820 kcal (Mifflin-St Jeor). Avec ton activité de fond — journées debout, 4 séances par semaine, tennis — mais sans marche dédiée, ta dépense tourne autour de 2 550 kcal. Les 9 000 pas ajoutent 250 kcal : total 2 800 kcal.

À 2 150 kcal, ton déficit est donc de 650 kcal/jour → 0,59 kg/semaine.

Et voilà le point que la plupart des plans te cachent : ton métabolisme baisse en même temps que ton poids. À 82 kg, la même journée ne dépense plus 2 800 mais ~2 650 kcal. En intégrant cette dérive, 2 150 kcal + 9 000 pas te posent à 79 à 80 kg le 20 décembre, pas à 77.

Les 77 kg restent atteignables, mais pas en tenant le même réglage 16 semaines. Ils demandent une escalade en trois temps, prévue dans les blocs :

  • Blocs 1 et 2 — 2 150 kcal, 9 000 pas. On ne touche à rien.
  • Bloc 3 — si la courbe décroche de plus de 1 kg par rapport à la trajectoire : 11 000 pas (+ ~130 kcal/jour). Toujours pas les calories.
  • Bloc 4 — si l'écart persiste : 2 000 kcal. C'est la dernière carte, et elle ne se joue qu'une fois.

Si tu arrives à 79 kg au lieu de 77 avec ton tonnage en hausse et ta masse grasse à 20 %, tu auras réussi le projet. Le nombre sur la balance n'est qu'un indicateur du vrai objectif.

Les quatre règles alimentaires

Bâties sur ce que tu fais déjà, pas contre.

1 — Tu ne petit-déjeunes pas. On garde. Ta fenêtre 12 h – 21 h est un jeûne 15/9 naturel : deux repas d'environ 1 000 kcal passent beaucoup mieux que trois de 700. Ne te force jamais à déjeuner le matin « pour relancer le métabolisme » — la fréquence des repas n'a pas d'effet mesurable sur la dépense.
2 — 65 g de protéines par repas, plus la collation. Deux repas à 65 g (250 g de viande ou poisson, ou 200 g + 2 œufs) font 130 g ; les 25 g manquants viennent de la collation du soir de la règle 3. Total 155 g. C'est ce qui empêche les 12,9 kg de protéines de partir avec le gras.
3 — Le grignotage du soir se règle par le volume, pas par la volonté. Ton repas du soir contient 400 g de légumes. L'estomac plein n'envoie pas de signal de faim deux heures plus tard. Et quand la faim vient quand même : 250 g de skyr ou fromage blanc 0 % — 25 g de protéines, ~150 kcal. C'est prévu au budget, ce n'est pas un écart, et c'est ce qui complète tes 155 g.
4 — L'alcool est le trou noir invisible. Un apéro, c'est 400 à 800 kcal qui ne rassasient pas et qui dégradent la récupération de la soirée. Une occasion par semaine, et tu la budgètes en amont sur la journée — pas après coup.

Les leviers, dans l'ordre d'importance réelle

Une précision d'abord, parce qu'elle change le programme : le premier moteur de l'hypertrophie est la tension mécanique — la force que la fibre subit sous charge — et non le stress métabolique. Le stress métabolique (la brûlure, le congestionné) est un contributeur secondaire, et il ne compense jamais un manque de tension. C'est pour ça que ce programme est construit autour de charges lourdes sur peu d'exercices, et pas autour de circuits épuisants.

  • Tension mécanique. Elle est proche du maximum quand la série se termine à 0–3 répétitions de l'échec. Dans une plage de charge large (grosso modo 30 à 85 % du max), une série de 8 à RIR 2 et une série de 20 à RIR 2 produisent des gains comparables. Plus loin de l'échec, les gains ne disparaissent pas — ils diminuent progressivement, et chez quelqu'un de désentraîné comme toi aujourd'hui, RIR 4 produit encore beaucoup. C'est pour ça que le bloc 1 est à RIR 3 : au début, la proximité de l'échec coûte cher en récupération pour un gain marginal.
  • Volume hebdomadaire. 10 à 20 séries dures par groupe musculaire et par semaine. En dessous de 10 tu maintiens ; au-dessus de 20 les gains continuent mais avec un rendement décroissant et un coût de récupération qui, en déficit calorique, n'est pas rentable. Le programme te place entre 10 et 15 séries dures par groupe : pectoraux 11, dos 15, quadriceps 13, ischios-fessiers 12, épaules 14, bras 6 en direct. Passer de 4 à 5 séances n'a pas augmenté ces totaux — ça les a répartis sur plus de jours, donc chaque série est faite plus fraîche.
  • Fréquence. Chaque grand groupe est sollicité deux fois par semaine. À volume égal, deux séances ne battent pas mécaniquement une seule — mais elles permettent de placer plus de séries de qualité, parce qu'aucune séance ne finit à 12 séries de fatigue accumulée. C'est un outil de répartition, pas un multiplicateur.
  • Surcharge progressive. C'est le levier qui se mesure objectivement, et c'est celui que tu n'appliques pas aujourd'hui. Son unité, c'est le tonnage : charge × reps × séries. Le carnet le suit sur les séances A et C — les seules en salle, donc les seules où la charge est variable. Les séances B, D et E, à charges fixes, n'ont pas de tonnage exploitable : leur progression se lit dans le nombre de tractions et la baisse du temps de repos.

Peux-tu prendre du muscle en perdant du gras ?

En général, non : en déficit calorique, on maintient, on ne construit pas. Sauf dans trois situations, et tu es dans les trois à la fois — désentraîné à la musculation lourde, masse grasse élevée (26,9 %, donc un carburant interne abondant), et un passé d'entraînement qui te donne une mémoire musculaire.

C'est ce qu'on appelle une recomposition, et c'est exactement ce qu'on vise : elle explique pourquoi la balance va parfois stagner une semaine alors que ton reflet change. C'est aussi pour ça que la seule métrique qui compte au final est le pourcentage de masse grasse, pas les 77,00 kg.

La conséquence pratique : si une semaine le poids ne bouge pas mais que ton tonnage a monté, ce n'est pas un plateau. C'est une recomposition. On ne touche à rien.

Quand la balance bloque vraiment

Le vrai plateau, c'est trois semaines consécutives sans mouvement du poids et sans progression du tonnage. Avant trois semaines, on ne fait rien — les fluctuations d'eau masquent facilement 1 kg de gras perdu.

Quand il arrive, on n'attaque jamais les calories en premier. Dans l'ordre : 1) vérifier que les 9 000 pas sont réellement là, 2) vérifier que les 155 g de protéines sont réellement là, 3) ajouter une marche de 30 min. Et seulement ensuite, retirer 150 kcal. Descendre les calories est la dernière carte, parce qu'on ne peut la jouer qu'un nombre limité de fois.

Le classeur Excel

Il est reconstruit sur le serveur à chaque modification : cocher une séance suffit. Cinq onglets — synthèse, pesées, séances, charges, tonnage. Tu peux le télécharger à tout moment, il reflète toujours ce que tu vois à l'écran.

Télécharger le classeur Excel Télécharger les données brutes (JSON)

Si un jour ton Excel refuse d'ouvrir le .xlsx, chaque onglet est aussi disponible en CSV : pesées · séances · charges · tonnage.

Historique des sauvegardes

Sur le serveur, dans /data/backups. Une copie JSON par jour modifié, un classeur figé par semaine du programme, plus le classeur courant. Rien n'est écrasé : si tu supprimes une pesée par erreur, la version de la veille est encore là.

Chargement…

Réimporter des données

Recharge un fichier JSON exporté depuis ce site ou copié depuis l'ancienne version. Les données actuelles sont d'abord sauvegardées, donc l'opération reste réversible.

Protocole construit le 27 août 2026 à partir de la mesure de 89,05 kg / 26,9 % de masse grasse. Repères de santé généraux, pas un avis médical — si une douleur articulaire s'installe plus de quelques jours, fais-la voir avant de continuer à charger.
Prêt